Un cadre légal renforcé et des obligations pour les élus
Depuis les lois Sapin II (2016) et la législation déontologique renforcée en 2017, la transparence est devenue une obligation non négociable pour tous les exécutifs locaux. À Lyon, comme dans les grandes villes, chaque membre du conseil municipal doit remplir une déclaration d’intérêts auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP). Cette déclaration détaille leurs participations, mandats, fonctions, activités professionnelles, et, nouveauté depuis 2022, leur patrimoine avant le mandat (source : HATVP).
- En 2023, les 73 membres du Conseil municipal de Lyon ont publié leurs déclarations sur le site de la HATVP.
- La Ville a, de fait, l’obligation de s’assurer de la compatibilité de ces fonctions avec celles que les élus exerçaient avant leur entrée au conseil.
- L’obligation s’applique aussi aux principaux directeurs et collaborateurs de cabinet.
Si un élu risque un conflit d’intérêts (par exemple, s’apprête à délibérer sur une association dans laquelle il a un rôle dirigeant), il doit se déporter : c’est-à-dire signaler son conflit au secrétariat général du conseil et ne pas prendre part aux débats ni au vote. Cette règle, encore taboue il y a dix ans, est aujourd’hui affichée dans les procès-verbaux de séance.
Mais ce dispositif, s’il marque une avancée, dépend de la capacité des élus à repérer eux-mêmes ces situations. Et de la volonté politique de tout dire – une question de culture administrative encore en devenir.