Qui sont les classes moyennes lyonnaises ? Un enjeu de définition
Le terme « classes moyennes » couvre un spectre vaste, parfois flou. À Lyon, il s’agit principalement de foyers au revenu médian, souvent composés d’actifs, enseignants, personnels hospitaliers, jeunes cadres, fonctionnaires, familles dont les revenus combinés oscillent entre 2 500 € et 4 000 € nets/mois selon l’INSEE (2022). Ce sont ces familles et individus qui ne remplissent pas les plafonds du logement social (INSEE), mais pour qui une location privée type T3 à Lyon, entre 1 200 € et 1 800 €/mois selon les quartiers (SeLoger), devient un fardeau insoutenable.
Leur vulnérabilité ne vient pas simplement du niveau de ressources, mais plutôt de la pression immobilière, de la faiblesse de l’offre abordable, et de leur rôle de « piliers invisibles » sur lesquels repose la vitalité urbaine. Ce sont aussi les gens pour qui un déménagement en grande couronne signifie plusieurs heures de transport, des revenus captés par la mobilité, et un éloignement progressif du dynamisme urbain.