Qui veut vraiment évaluer les nouveaux rythmes scolaires ?

Actualitésle 3 septembre 2015Commentaires fermés

L’évaluation sincère des nouveaux rythmes scolaires est-elle possible ? Souhaitée ?

Les parents d’élèves impliqués dans le fonctionnement des écoles ont du apprécier les déclarations de la Rectrice de l’Académie (lyon Capital avant hier) selon qui « il ne faut pas se fonder sur les quelques appréciations de parents pour remettre en cause tout un système« .
Quels sont alors les critères d’appréciations ? Une étude indépendante peut-être ? Cela tombe bien, 20 Minutes nous apprenait hier qu’un cabinet a réalisé une étude auprès de 350 enfants. Des éléments nous sont livrés – on le suppose, comme preuve de la pertinence de l’étude -. On apprend ainsi que des enfants de 3 à 5 ans ont du mal à se concentrer si on ne leur propose qu’une activité pendant 1h30. Ouf, nous voilà rassurés. Il y a des personnes dans ce cabinet qui se souviennent de ce qu’est un enfant….
Les résultats de l’étude seront dévoilés en octobre. Peut-être aurait-on pu avertir quelqu’un que la rentrée était en septembre ? Si la Ville avait souhaité tirer des enseignements de cette étude, on aurait pu les mettre en oeuvre à la rentrée.
Puisqu’il n’est pas question de s’appuyer sur les organisations de parents d’élèves, les enseignants – avec ou sans syndicats -, demeure l’Etat, dans son rôle de défenseur de l’intérêt général, pour évaluer ces nouveaux rythmes.
Mais peut-on se fonder sur quelques appréciations de Recteurs ayant perçu 10 000 € de prime en début d’année de la part de leur Ministre pour une évaluation objective ?
Le système est d’autant plus difficile à remettre en question que ceux qui en sont responsables ont perdu de vu ses objectifs. Les nouveaux rythmes scolaires à Lyon n’apportent aucune amélioration aux enfants et aux enseignants. Ni ouverture au monde, ni nouvelles capacités d’apprentissage, ni repos. Ne pas le voir; c’est refuser de le voir.

la dernière capitulation du centre

Actualitésle 27 juillet 2015Commentaires fermés

Ce sera donc en Rhône-Alpes. Là où cette famille politique fut si puissante. Là où la modération, la recherche de compromis équilibré étaient perçus comme des vecteurs d’avancées économiques et sociales.

Celui à qui la tache avait été confiée – mener une liste autonome au centre – aurait pu devenir une référence pour les centristes, les modérés et les nombreux insatisfaits du clivage électoral actuel. Il a, rapidement, choisit le ralliement. Le fait que Michel Mercier ait été dans les coulisses de cette démarche en dit long sur son honnêteté intellectuelle.

Mais, finalement, l’assujettissement de la liste Modem à une droite conservatrice, traditionnelle et sans idée, est plus significatif par sa forme ; qui éclaire la capitulation intellectuelle du centre.

Un discrédit de la parole publique

Quand on affirme le 27 avril « qu’il n’y aura pas d’alliance avec l’UMP », conclure une telle alliance le 24 juillet décridibilise l’auteur et sa parole publique. Plus encore, quand on déclare mi-mai « à notre droite, il y a un discours ultra-clivant qui prête le pas aux rassemblements homophobes, europhobes et islamophobes ». La radicalité de la critique est un choix, mais les mots ont un sens. On ne peut pas faire comme si tout cela n’avait pas existé. Sauf à vouloir simplement faire parler de soi. Sauf à prendre ceux qui écoutent pour des poissons rouges.

Ce faisant, on entretient le discrédit de la classe politique et on fait le lit de ceux qui la disent corrompue et hors-sol.

A contre-courant de l’Europe

En 2015, les élections hollandaises, finlandaises, britanniques, espagnoles, grecques ou danoises ont confirmé ou vu émerger un multipartisme porteur de propositions différentes et surtout d’une participation substantielle. La France d’après les élections départementales s’enferme dans un tripartisme stérile et à faible légitimité. C’est un symptôme de l’agonie du centre que de voir ses dirigeants si éloignés des évolutions européennes.

Sans imagination et éloigné du réel

Perte de confiance dans les institutions et chômage de masse sont les réalités de notre époque. Plus que jamais, nous aurions besoin d’idées neuves, d’actes courageux, d’initiatives a priori vouées à l’échec. Histoire de démontrer que l’acquisition d’un strapontin ou d’une petite rente ne saurait être un objectif politique.

A l’heure où nous avons besoin de liberté face aux carcans bureaucratiques et l’inertie de l’acteur public, où nous avons besoin de solidarité face à la mutation économique en cours, d’imagination dans un monde en profond changement, ….on se réfugie chez Wauquiez, Pecresse, Estrosi, Peltier, etc. Qui ne voit pas là une contradiction mortifère ?

Que se passera-t-il maintenant ? Peut-on encore accepter une campagne électorale indigne (après les présidentielles, les européennes et les départementales) ? La démocratie est confisquée par un quarteron de partis épuisés.

Nombreux sont nos concitoyens souhaitant idées neuves et comportements nouveaux en politique, peut-être est-ce le moment pour eux de ne plus subir.

Quelques idées simples sur la Grèce

Actualitésle 5 juillet 2015Commentaires fermés

Avant le résultat du référendum, et sans faire ni de pari sur ce qu’il donnera, ni de spéculations sur les conséquences qu’il aura, je prends le temps de mettre sur le papier quelques faits et quelques convictions qui me sont chères.

Le principe de responsabilité

La Grèce entre dans l’Euro-groupe en 2000. On découvrira, quelques années plus tard (2004), que l’Etat grec avait falsifié ses comptes pour être en conformité avec les critères de l’Euro-groupe. Falsification entamée fin 90 et poursuivie début 2000 avec la complicité de la banque Goldman Sachs. La narration de cette histoire ici et ici.

Le fait est que bien des responsables politiques commentent, débattent, proposent aujourd’hui en oubliant la légèreté dont ils ont fait preuve à l’époque alors qu’ils étaient qui Ministre des Finances, qui députés européens. Plus grave cependant est l’absence de conséquences juridiques et politiques aux fraudes constatées.

Du côté des responsables politiques grecs : le premier Ministre (Simitis) a démissionné en 2004. Des affaires de corruption ont contraint son successeur conservateur (Karamanlis) à démissionner en 2009, pour laisser le champ à… Papandréou qui était Ministre des Affaires étrangères de Simitis.

Du côté de la banque Goldman Sachs : aucune conséquence

Du côté des responsables européens : des membres de la Commission qui se sont fait avoir – peut-on parler d’incompétence ? – ou des responsables politiques qui ont relativisé les signaux (niveau de la dette notamment), il n’y aura pas de conséquence non plus.

Dans un contexte où le principe de responsabilité est à ce point inexistant, peut-on faire le reproche aux dirigeants grecs d’espérer voir le comportement de leurs prédécesseurs absous et la dette annulée ? (je n’ai pas parlé du FMI ici, mais les propos eussent été dans la même veine)

Démocratie et légitimité

Syrisa a remporté les élections après plus de 20 ans d’alternance entre deux familles politiques – les Karamanlis et les Papandréou -. Avec ce que cette situation suggère de corruption morale et économique. Les deux partis politiques – et les deux familles – sont co-responsables du niveau de corruption de l’Etat et de l’économie grecque (un peu de lecture ici). A ce titre, je crois que la victoire électorale de Syrisa est davantage la volonté de mettre à l’écart les deux que la victoire d’une supposée extrême-gauche.

Malgré ce niveau de corruption, les autres membres de l’Union européenne et de l’euro-groupe ont toujours entretenu les meilleures relations avec les dirigeants politiques grecs. Le cynisme est certainement une vertu nécessaire. Il peut suppléer efficacement les principes – souveraineté démocratique, non ingérence, etc., et permettre de repousser les problèmes. Toutefois, il ne saurait effacer la nécessité de savoir et la responsabilité démocratique liée à ce savoir.

La démocratie grecque est fragilisée, autant que la légitimité des dirigeants européens.

Un compromis suppose des efforts des deux côtés

Faire des efforts côté grec serait d’admettre que l’Etat n’est pas à la hauteur des enjeux du XXIe siècle, et demander l’aide de l’Europe pour le rebâtir. A l’instar de ce que l’Europe a fait et fait encore en Roumanie ou en Bulgarie. Cela peut s’apparenter à une mise sous tutelle, perçue comme humiliante par le peuple grec, mais demander de l’aide est toujours difficile.

Faire des efforts coté européen, serait d’admettre que le peuple grec ne peut pas payer la dette, que les dirigeants politiques européens ont fait preuve de légèreté pendant trop longtemps – et donc assumer cela devant leurs propres électeurs -, et donc l’annuler en tout ou partie.

L’école a besoin d’une révolution

Actualitésle 29 mai 2015Commentaires fermés

Les programmes à défaut d’avoir d’autres idées

La Ministre de l’Education Nationale a raison de pointer le culot de l’UMP dans les critiques qui lui sont adressées. Le bilan de cette formation en matière d’instruction publique – après 12 ans de pouvoir – est calamiteux.

Toutefois, le remède imaginé par le gouvernement autour d’une formule « +de profs, un peu de rythmes scolaire, quelques changements de programmes » n’est guère plus qu’un placebo. Les médias bruissent d’éditos, de tribunes et de pétitions dénonçant ou affirmant la « réalité » de la réforme, éclairant en cela l’incapacité des acteurs concernés à jouer un jeu sincère.

Et c’est bien là le drame du débat politique, sur ce sujet comme certainement sur d’autres. Les solutions imaginées dans les partis ne sont guère différentes et beaucoup – si ce n’est tout – devient une question de postures et de communication.

En moyenne, les élèves de notre Ecole comprennent moins bien les textes, les exercices mathématiques, les concepts scientifiques qui leur sont proposés. Chacun peut relativiser – les classements, les études, les multiples ouvrages sur le sujet – mais la réalité est palpable.

Si on admet que le progrès de notre société repose sur un accès amélioré aux savoirs et aux connaissances, il y a là une contradiction que l’on doit résoudre.

Les critiques de notre système d’instruction publique sont nombreuses et viennent de toute part. Le manque de moyens est une critique majeure, et il ne manque pas d’arguments. Ainsi du montant constant en % du PIB que constitue la dépense éducative depuis 15 ans, alors que la dépense publique n’a cessé d’augmenter. Mais qui n’a pas le sentiment que l’argent ne résoudra rien, tant qu’une autre organisation ne sera pas proposée ?

Il est reproché à l’Ecole de se libéraliser. Mais il n’y a rien de libéral à voir fonctionner une instruction publique séparant de plus en plus ceux qui disposent d’un capital savoirs/connaissances/qualifications fort et les autres (cours particuliers, écoles privées dont la fréquentation est en hausse constante).

Dès lors, qui peut penser que les quelques ajustements proposés autour des langues, fussent-elles mortes ou vivantes, changeront l’école ? S’il est commun de penser que la « réduction des inégalités » est une priorité supposée du PS, il n’est pas interdit de considérer que celle-ci est en fait totalement occultée par la crainte du changement.

Cette Ministre, comme tant d’autres avant elle, pourra se targuer d’avoir fait une réforme. Alors que l’heure est à la remise à plat complète de notre système d’instruction publique. Qui parle aujourd’hui d’extension massive de nombre de jours d’école ? De réorganisation des collèges et des lycées dans une logique campus, c’est-à-dire ouverts toute l’année ? D’intégration aux lycées des autres acteurs de la société disposant de savoirs – association, entreprises, ONG -. De la révolution numérique de l’apprentissage avec les tutoriels et les cours en ligne permettant l’autoformation ?

C’est une révolution, pacifique, fondée sur l’intelligence et la bienveillance, dont a besoin notre système d’instruction publique. Il n’y a malheureusement aucune formation politique pour la proposer.

Rythmes scolaires, qui a bénéficié de la réforme ?

Actualitésle 4 avril 2015Commentaires fermés

Rappelons ici que la réforme des rythmes scolaires visait un progrès ; elle n’était pas seulement pas la nécessité pour un Ministre éphémère de faire parler de lui. Changer la semaine de 4 jours en semaine de 4 jours 1/2 devait permettre d’alléger le rythme des enfants, et par là de faciliter les apprentissages.

Il est trop tôt pour mesurer l’effet sur le second point. Il n’est pas trop tard pour rappeler que cela suppose d’avoir des outils de comparaison avant/après – test Prils en CM1, niveau de compréhension en français, de maîtrise en mathématique à l’entrée en 6e -.
L’allègement du rythme des enfants – et par voie de conséquence de leur fatigue – semble à l’inverse facile à constater. Notre impression, fondée sur des témoignages de parents et d’enseignants, est que les enfants ne sont pas moins fatigués, voire, à l’inverse, pénalisés par l’absence de coupure à m-semaine.
Ainsi que nous l’expliquions l’année dernière, la portée réelle de cette réforme ne reposait pas tant sur les objectifs initiaux que sur les opportunités qu’elle offrait et sur la façon dont elle était mise en oeuvre.
Cela supposait de prime abord que l’on cesse de considérer – dans la sphère politico-administrative – que l’éducation, l’accès aux savoirs soit de la seule responsabilité de l’Etat. La ville, et particulièrement la Métropole, au regard des ressources dont elle dispose, a une obligation morale à mobiliser ces ressources dans l’intérêt de ses enfants. A Lyon, Gérard Collomb et sa majorité se sont dérobés.
7 mois après la mise en oeuvre, 1 an après les élections que constatons nous ? La majorité municipale a fait plusieurs choix qui explique la situation actuelle.
Le choix de la demi-journée du vendredi après-midi pour concentrer le temps dégagé par la réforme est un choix de facilité administrative ; contrainte d’être employeur, la Ville a privilégié la possibilité d’offrir une demi-journée de travail plutôt que des heures fractionnées sur plusieurs jours. D’autres arguments – éducatifs (intérêts de l’enfant), pédagogiques (corrélation avec les projets des écoles), sociaux (rythmes des familles) – plaidaient pour une organisation différente. La Mairie a donc privilégié l’intérêt de l’institution publique à celui des intérêts qu’elle doit servir.
Le second choix est celui de recruter des personnels (presque) qualifiés pour assurer une garderie, sans ambition éducative. La promesse faite de sécurisé ces temps périscolaires en garantissant la formation des encadrants s’est in fine reposé uniquement sur le Bafa – Brévet d’aptitude aux fonctions d’animateur -. Exigé pour les recrutements, payés aux personnels de cantine pour s’offrir une main d’oeuvre supplémentaire, ce diplôme dont la vocation est « d’encadrer de façon non professionnelle et à titre occasionnel des enfants et des adolescents » (nous citons le site www.jeunes.gouv), est devenu l’alpha et l’oméga du projet périscolaire. Il permet de ne rémunérer les personnels qu’au Smic, gérant ainsi la contrainte de la réforme à moindre coût.
Le choix enfin de rendre ce temps de vendredi après-midi non-obligatoire et payant, livrant ainsi les enfants au capital social et culturel de leur famille. Un choix bien éloigné de l’idéal républicain de l’école, supposé compenser les différences entre enfants. Au final, moins de 60% d’inscrits sur ce temps du vendredi. Ceux qui ont les moyens de proposer d’autres activités à leurs enfants le font. Ceux qui ne souhaitent pas payer pour ce temps prennent d’autres dispositions, avec, on le suppose, de nombreux enfants livrés à eux-mêmes.
Au final, nous avons une réforme mis en oeuvre sans autres finalités que d’en réduire le coût – organisationnel et financier – pour l’acteur public. Le débat démocratique fut quasi inexistant, car le personnel politique se désintéresse globalement des enjeux d’accès aux savoirs et d’éducation.
Les parents d’élèves n’ont pas perçu la portée du sujet pendant la campagne électorale, peu aidés en cela par les principales formations politiques qui refusaient de traiter le sujet sérieusement. Aujourd’hui, ils subissent ou se plaignent. Certains font connaître leur satisfaction de voir que les enfants passent une après-midi agréable. Certaines écoles parviennent à initier des activités de théâtre, de chorale, ou autres.
L’ensemble est désordonné, sans fil conducteur.
A Lyon, comme ailleurs se rassureront peut-être certains, nous avons renoncé à donner à nos enfants plus de chances de réussir. C’était une occasion de réunir toute la communauté éducative du territoire – enseignants, parents, sachants et enfants – autour d’une ambition commune. Dans un contexte d’effondrement de notre système éducatif, c’est une faute politique.

mars 2015, contre-printemps démocratique

Actualitésle 25 mars 2015Commentaires fermés

Mars 2015, le contre-printemps démocratique

Le FN recueille 25% des voix, obtient des élus dans un suffrage majoritaire à deux tours et dirigera peut-être un ou deux départements. Ces éléments factuels signifient que ce parti s’installe comme un recours électoral. Pour autant, ce n’est pas (seulement) pour cette raison que mars 2015 constitue un tournant dans l’histoire de la démocratie française.

Malgré des institutions et des modes de scrutins organisés pour une bipolarisation de la politique, le corps électoral avait toujours résisté ; permettant aux écologistes (Verts) ou aux centristes (Modem) de faire passer quelques messages politiques forts (poids de la dette, environnement, etc.), à défaut de pouvoir gouverner. Ce temps est révolu.

Le centre a disparu. La chrysalide stérile que constitue l’UDI permet seulement d’afficher une autonomie artificielle sous respirateur UMP. Quant aux Verts, ils paieront cher leurs atermoiements et leur incapacité à « faire autrement » quand le pouvoir leur est proposé. Derrière la défaite d’hier, il fallait voir la mine satisfaite et gourmande de certains responsables du PS qui savent déjà qu’il sera impossible aux Verts d’aller seuls ou avec le Front de gauche aux prochaines élections régionales.

Le rêve du bipartisme, si cher aux dirigeants des deux formations gouvernementales – et à nombre de commentateurs paresseux de la vie politique – n’a jamais été si proche ; et au même moment, tel un mirage, il s’efface déjà derrière le voile d’un tripartisme sans perspectives.

L’électeur n’a en effet plus de choix. Son absence récurrente lors des scrutins est le reflet de cet éteignoir démocratique dans lequel il est enfermé. Le miraculeux dépassement des 50% de participation n’est pas tant une surprise (au regard des sondages préalables) qu’une confirmation d’une réalité installée depuis près de 10 ans : 1 électeur sur 2 ne se déplace plus, et ce de façon systématique. Comment, sans légitimité démocratique plus importante, imaginer que les élus fassent davantage que de la représentation et de la gestion quotidienne des faits divers que l’actualité leur soumet ?

Ainsi, trois formations politiques exsangues de militants et d’idées verrouillent la vie démocratique et politique. C’est là l’enseignement principal de cette séquence électorale. Nous ne l’avons pas encore bien vu, encore paralysés par les habitudes du monde d’avant, et la mécanique d’alternance bipolaire. Les élections régionales confirmeront qu’il ne s’agit pas d’une séquence, mais d’une nouvelle organisation de la vie démocratique. Malheureusement, celle-ci est mortifère pour la société française.

Quelques nouvelles formations politiques essaient d’émerger. Espérons qu’elles et d’autres à venir sauront faire preuve de l’imagination, de la patience et du courage nécessaires pour redonner du souffle à la démocratie française, à ce jour en grand danger.

Y a-t-il des enseignements à tirer ?

Non classéle 15 janvier 2015Sans commentaire

« il faut démystifier la version littéraire coranique ou théologique telle qu’elle est leur est inculquée, introduire une rationalité dans l’appréhension de la religion musulmane de ces jeunes » (M Kabbal, Institut du Monde Arabe)

Au lendemain de la tuerie commise par Anders Breivik en juillet 2011, le monde entier a été impressionné par la dignité du peuple norvégien, mais au mois de septembre suivant le Parti du progrès – hostile à l’islam et dont Breivik a été membre durant de nombreuses années – a remporté 16,3 % des voix, assez pour entrer pour la première fois de son histoire dans un gouvernement de coalition.

Discours de Valls le 13 janvier 2015 : ‘Le Parlement a déjà voté deux lois anti terroristes encore il y a quelques semaines à une très large majorité, les décrets d’application sont en cours de publication.

Et on a laissé passer trop de choses dans l’école.La laïcité, oui la laïcité, la possibilité de croire, de ne pas croire. L’éducation a des valeurs fondamentales, doit plus que jamais – c’est aussi cette réponse – être le combat de la France face à l’attaque que nous avons connue. Et arborons fièrement ce principe puisqu’on nous attaque à cause de la laïcité, à cause des lois que nous avons votées ici interdisant les signes religieux à l’école prohibant le voile intégral, revendiquons les, parce que c’est ça qui doit qui doit nous aider à être encore davantage plus forts

Mobilisation de l’école pour les valeurs républicaines pour faire vivre les valeurs de LIberté, Egalité, Fraternité – discours de Valud-Belkacem « Oui, les discriminations, l’écart entre les valeurs affichées et les réalités vécues, les replis identitaires, les velléités communautaristes, les logiques d’entre soi ont parfois affaibli son ambition de fraternité. Comment transmettre le vivre-ensemble quand les élèves ne font plus l’expérience de la mixité sociale au sein des écoles et des établissements ? La remise en cause de la place de l’école dans la société, une forme de relativisme ambiant ont contribué à une perte de repères plus globale, interrogeant le sens de l’engagement de la communauté éducative et de ses personnels. »

LA République ne sait plus répondre, ce qui ouvre de nombreuses tentations sur d’autres modèles

le prisme religieux ne doit pas être éradiqué de l’école, car il menacerait le libre arbitre. Au contraire, il importe de donner dès le plus jeune âge une approche historique des religions, car c’est un véritable élément de culture. Un citoyen acteur de son destin est un citoyen qui dispose des éléments de compréhension pour se forger une conviction et exercer son libre arbitre et ses choix !
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-120943-culture-terreau-du-libre-arbitre-1083523.php?zYkQ96q2TFtlOYuU.99

Points clés des statuts

Non classéle 14 décembre 2014Commentaires fermés

Ce mercredi les statuts qui avaient été communiqués ont été adoptés. Quelques amendements les ont enrichis et quelques points complémentaires ont été adoptés également :

- le premier comité de pilotage a une vocation transitoire, à savoir la mise en place de la nouvelle organisation dans toutes ses composantes

- le nom demeure « participation citoyenne » à défaut d’une meilleure idée pour l’instant et nous avons convenu de chercher un nouveau nom en-dehors du champ lexical de la politique ; il affirmera aussi l’originalité de ce que nous voulons faire

- nous voulons être une organisation ouverte où l’appartenance à une autre formation politique n’est pas un obstacle, sauf à appartenir au « trident » UMP-PS-FN

nouveaux rythmes scolaires, désorganisation et sectarisme

Non classéle 14 décembre 2014Commentaires fermés

La mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires choisie par la majorité municipale fragilise les associations sportives. Avec le passage à 4.5 jours, le risque était avéré. A la pratique, les dommages s’avèrent encore plus conséquents.

J’ai évoqué par ailleurs le cas du Masque de Fer, club d’escrime qui perd 150 adhérents sur 650. Perte financière, probables licenciements, affaiblissement du club. Rappelons ici qu’il s’agit d’un des, sinon du plus grand, club d’escrime français. A l’heure où le rayonnement est l’alpha et l’oméga du débat politique local, on peut s’interroger quant à la portée exacte de ce terme.

Il est vraisemblable que d’autres associations sportives soient dans cette situation. La nouvelle organisation de la semaine des enfants met l’accent sur un nombre d’équipements sportif inférieurs aux besoins. En réduisant les créneaux disponibles les mercredis matins, la ville a accentué la tension sur ces équipements.

Plus idéologique et inquiétant, la Ville a fait le choix de favoriser les structures publiques (MJC) au détriment des associations et clubs sportifs. Ces derniers sont en effet interdit d’intervention dans les écoles. Je n’ai pas vu de débat sur ce choix. Il me paraît contestable sur plusieurs plans :

1 – il fragilise encore plus les associations en ne leur permettant pas de compenser la perte d’une partie des créneaux du mercredi

2 – il empêche les enfants de bénéficier des compétences des clubs dans les activités – il est vrai que le choix du BAFA comme diplôme requis oriente davantage sur des temps de garderie

3 – il aurait été plus facile de gérer des mises à disposition de personnes que de générer des milliers de petits contrats de travail (intervenant)

Les parents commencent à se rendre compte de l’absurdité de cette réforme. Rappelons leur que d’autres approches sont possibles.

Une nouvelle organisation pour une offre alternative

Non classéle 23 novembre 2014Commentaires fermés

Avoir des idées neuves, différentes, changer d’approche pour solutionner les problèmes est important.

Cela ne suffit pourtant pas, comme nos expériences précédentes nous l’ont appris. Il nous faut aussi avoir une organisation moderne, novatrice, permettant de recréer du lien avec nos concitoyens qui abhorrent la politique (et avec les autres qui la tolèrent ou l’aiment) ; et une méthode qui permette de nous faire identifier et reconnaître par eux.

En substance, c’est ce dont nous avons débattu mardi. Au terme de ce débat, nous avons pris la résolution suivante :

Lors de notre prochain apéro-réunion mensuel, nous ferons l’Assemblée générale constitutive d’une association politique pour encadrer notre travail. Voici les principes conducteurs qui devront animer cette association :

un comité de direction pour organiser et décider

une place essentielle à l’écrit pour présenter, rendre compte ou débattre (à ce titre des ordres du jour anticipés et amendables)

une place importante laissée à l’expression des positions minoritaires et une motivation des décisions prises ; une recherche du compromis et non du consensus

une organisation non territoriale mais par projet ; des projets choisis au regard de critères objectivés dans une charte, ou des statuts. A titre d’exemple, dans la continuité de notre projet municipal, il a été convenu que ces projets devraient être a minima novateurs, répondre à un besoin, optimiser ou économiser les ressources existantes, et enfin faciliter la vie quotidienne des gens.

La prochaine réunion – fondatrice – sera le mercredi 10/12 à 19 h

Sont déjà programmées les prochaines le jeudi 15/01  puis le vendredi 27/02

Plusieurs points méritent encore réflexion et imagination, et parmi eux un point particulier : Quel nom donnons-nous à cette organisation ?