le projet de Jean Lassalle

Non classéle 1 février 2017Sans commentaires

Le côté « don quichotesque » de la campagne de Jean Lassalle masque un projet politique dont le contenu ne manque pourtant pas d’intérêt. Vous pouvez en prendre connaissance ici dans une synthèse autorisée.

Donner à la France une nouvelle dimension universelle, transformer notre société avec bienveillance

La France, berceau des droits de l’homme, la patrie des Lumières, celle qui a inventé la laïcité pour que les hommes puissent mieux vivre ensemble, doit se donner, au XXI siècle, une nouvelle dimension universelle.

Nos soldats seront retirés des champs de batailles africains, moyen-orientaux et asiatiques où ils mènent des combats qui ne sont plus les nôtres. L’inverse, nous investirons le champ déserté de la diplomatie et de la coopération internationale. Les ambassades françaises dans le monde deviendront des pôles de rayonnement de notre langue – la francophonie renaîtra -, de notre culture et de nos savoir-faire.

Cette ambition – trouver une nouvelle place dans le monde en cohérence avec notre histoire -nous essaierons de la transmettre à nos amis européens. Nous leur proposerons pour cela de coopérer à deux transformations  majeures des années à venir : nous donner les moyens de nous libérer de l’emprise du pétrole et du gaz en devenant autonomes sur le plan énergétique ; initier une nouvelle conquête de l’espace pour questionner l’immensité sur la solitude de l’humanité.

Notre pays, grâce à ces territoires d’outre-mer, ne voit jamais le soleil se coucher. Notre proximité à la mer nous donne accès aux ressources énergétiques illimitées dont la nature nous a comblé. La force marée motrice, le vent, le soleil sont abondants, et le savoir-faire de nos scientifiques permet aujourd’hui de stocker l’énergie ainsi produite. En quelques années, nous pouvons réaliser la transition énergétique que commande notre responsabilité vis-à-vis de notre planète et nous libérer de relations géopolitiques contraires à nos convictions.

Cette transformation énergétique éclairera un nouveau développement économique que nous voulons plus fraternel. La mondialisation est heureuse pour un certain nombre d’entre nous. Elle est triste pour trop d’entre nous. Elle est inquiétante pour beaucoup. Notre société s’est fissurée, elle menace de se fracturer si nous ne trouvons pas de nouveaux équilibres où les plus favorisés seront davantage soucieux et attentifs aux plus fragiles.

L’Etat et le personnel politique devront montrer l’exemple. L’Etat du XXIe siècle ne saurait être le même qu’au XXe. Il peut devenir un facilitateur du dialogue sur les territoires, et renforcer le rôle des communes et des maires. L’absorption des communes par des ensembles urbains toujours plus gros et technocratiques doit cesser pour retisser du lien avec ceux qui vivent sur les territoires dont nous avons besoin, et dont nous aurons besoin demain pour mieux vivre.

L’Etat ne peut être autre chose qu’un acteur bienveillant à l’égard des citoyens, alors même qu’une suspicion permanente semble gâter la relation entre le service public et l’usager. Faire confiance à nos concitoyens nous permettra d’alléger la bureaucratie.
Et cette confiance doit transparaître dans notre démocratie, pour en finir avec le sentiment la défiance et la haine à l’égard des élus. Acceptons la parole du peuple, quelle qu’elle soit. Reconnaissons le vote blanc comme un suffrage à part entière. Contraignons les élus qui ont perdu une élection à une période de réflexion et de retour au quotidien des français. Imposons aux parlementaire et ministres d’avoir été maire d’une petite commune avant de briguer d’autres responsabilités.

Nous retrouverons ainsi l’envie de faire ensemble. Un nouveau service civique sera proposé à tous les jeunes entre 18 et 20 ans. Il sera l’occasion de découvrir d’autres horizons, de partager leurs compétences, d’en acquérir certaines. Ceux qui le souhaitent pourront le faire au sein de l’armée, ceux qui en ont besoin pourront passer un permis si nécessaire pour être autonome.

Nous retrouverons confiance en l’Ecole, car la place de l’instituteur, du maître sera restaurée. Libéré du carcan bureaucratique imposé par l’administration, il sera rémunéré à hauteur de la confiance que nous lui accordons pour instruire nos enfants. A ceux qui sont déjà dans le secondaire et qui décrochent nous proposerons de passer plusieurs mois chez des petits artisans, commerçants et agriculteurs. L’Etat financera cette expérience pour 15 000 d’entre eux car nous sommes convaincus qu’elle donnera naissance à de nombreux emplois.

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