Le Musée des Tissus à Confluence

Actualités, Non classéle 16 janvier 2017Commentaires fermés

Parfois, il convient de dire le bien que l’on pense d’une initiative de la majorité municipale et métropolitaine. A ce titre, nous soutenons la volonté de transférer le Musée des Tissus au sein du Musée des Confluences.

Cette perspective donnerait une fin heureuse et porteuse d’avenir à la situation difficile que connaît l’institution depuis plus d’un an.

Le sort du Musée des Tissus est incertain, depuis que le propriétaire des murs (CCI) veut vendre ce patrimoine. Il faudra d’ailleurs s’intéresser à l’avenir d’un tel bâtiment, classé, dans l’hyper-centre.

En 2016, sont créés un Comité scientifique et une association destinés à porter le Musée (4500 ans d’histoire du textile, un centre de recherche scientifique), mais aucune solution n’a émergé pour l’hébergement et l’exploitation du Musée. L’absence de la Ville de Lyon dans les derniers tours de table était inquiétante et regrettée par tous les acteurs publics et privés impliqués.

Dès l’annonce de la volonté de la CCI de se séparer des lieux, nous avions proposé le transfert du Musée des Tissus au Musée des Confluences.

Le symbole est fort : nous mettons à la pointe du quartier destiné à tirer la ville dans le XXIe siècle l’héritage de sa période « capitale de la soie ».
Il importe également d’optimiser un Musée neuf, ruineux en investissement et fonctionnement par un apport de 80 à 100 000 visiteurs par an.
Enfin, il est cohérent sur le plan scientifique et culturel car il permet d’enrichir le contenu d’un Musée assez pauvre de ce point de vue avec un ensemble qui inspire artistes et chercheurs du monde entier, avec une bibliothèque forte de 30 000 ouvrages et de nombreuses publications.
Soutenons cette idée et maintenons un haut niveau d’exigence à ce transfert, car nous nous avons à l’esprit la disparition des collections du Musée Guimet, jamais revenues de la lointaine capitale parisienne, ou le Musée de l’Hôtel-dieu dont la continuité longtemps promise a été discrètement abandonnée.

Eric Lafond

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