8 mois pour choisir des représentants en confiance

Actualités, Non classéle 5 septembre 2016Sans commentaires

Choisir en confiance est un idéal pour un citoyen en démocratie.

En France, en 2016, la défiance prédomine, non seulement dans le champ démocratique, mais plus largement dans les nombreuses relations quotidiennes qui nous permettent d’ordinaire de faire société. Dans la relation employeur/employé, dans le rapport entre usager et administration, dans la relation parents/enseignants, l’inquiétude est latente, si ce n’est palpable. On pourrait penser qu’elle est typiquement française, associée à notre capacité à râler, mais ce serait balayer trop vite plusieurs décennies de chômage de masse, dix ans d’une économie morose et 2.5 millions de jeunes sortis de l’école depuis 15 ans sans aucun diplôme, c’est-à-dire sans reconnaissance de ce qu’ils pourraient apporter à la société.

Dans un tel contexte, les actes terroristes pèsent lourdement. Certes, ils donnent, à chaque fois, l’occasion de rappeler des principes sur lesquels est fondée notre société. Ils permettent même une expression des convictions autour de ces principes – manifestations dans le calme, drapeaux aux fenêtres, etc.- Mais ils fournissent aussi des arguments à ceux qui, au sein de la société française, ont envie d’en découdre, de ne plus « vivre ensemble ». Qui ne voit pas les expressions de plus en plus nombreuses du désir de partition ou d’exclusion ?

Or, la réponse autoritaire et le ton martial – pratiqués à outrance par le gouvernement et l’UMP – ne sont pas à la hauteur des enjeux et de l’époque car ils ne peuvent donner ni espoir, ni confiance à moyen terme. Il serait donc essentiel que les personnes candidates en 2017 puissent générer de la confiance, tant par les projets qu’elles porteront que par les comportements qu’elles incarneront.

Exemplarité, innovation, transformation bienveillante

Il est temps que le personnel politique prenne conscience du devoir d’exemplarité qui lui incombe. En terminer avec la course aux privilèges et aux avantages est impératif. Redonner de la noblesse à l’engagement politique, un passage obligé pour la crédibilité des solutions qui peuvent émerger.

L’innovation est devenu un mot « marketing », utilisé à toutes les sauces. Pourtant, il constitue un fil conducteur pour les idées, approches, solutions, expérimentations qui dans la plupart des domaines – rôle de l’Etat, organisation économique et sociale, système éducatif, etc. – permettront de promouvoir une nouvelle société et donneront l’espoir de la voir émerger.

La transformation bienveillante de la société française est l’axe nécessaire à la confiance et au « faire société ». Il faut remettre à plat bien des sujets sur lesquels nous n’avons pas changé depuis 70 ans ; et retrouver ainsi une exigence perdue par le maintien des habitudes et des organisations obsolètes. C’est une transformation dont nous avons besoin. Elle ne saurait être autre que bienveillante, car il ne s’agit pas de désigner des responsables (ou des boucs émissaires), mais de construire de nouvelles approches et organisations permettant à chacun de donner le meilleur de lui-même.

Nous aurons besoin de personnalités, d’hommes et de femmes courageux pour dépasser le conservatisme craintif dans lequel s’embourbent le corps électoral et la société française.

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