Propositions

Emploi, produire local, soutenir les petites et moyennes entreprises

objet : communiqué

J’ai rencontré vendredi M Pierre-Yves Levy, Pdg de Outilacier, distributeur d’outils industriels. Ce chef d’entreprise a mis en oeuvre les principes qui nous permettront de bâtir un nouveau modèle économique.
Sa volonté d’ancrage sur le territoire a permis de valoriser des fournisseurs régionaux, donc de produire et de développer les emplois localement. Cette production industrielle locale permet aussi de maintenir et développer de façon raisonnée notre patrimoine industriel, essentiel pour produire demain. Ce résultat est exemplaire et contribue au dynamisme de son entreprise.
La volonté des entrepreneurs est décisive dans la ré-industrialisation de la France et de nos territoires. Et les pouvoirs publics peuvent les soutenir. Notamment en simplifiant et réduisant considérablement les contraintes fiscales, administratives et sociales et en leur donnant une stablité dans le temps. Leur complexité est contre-productive et paralysante pour les petites et moyennes entreprises.
C’est ainsi que je propose de donner la priorité aux petites et moyennes entreprises, aux associations, les principaux créateurs d’emplois de ces dix dernières années. La remise à plat de notre organisation économique actuelle est nécessaire. Dans un monde complexe, choisissons des règles simples pour soutenir et favoriser les initiatives.
Note sur Outilacier : l’entreprise emploi 25 personnes et a été de nombreuses fois primée ces denières années pour son implication dans le maintien et le développement industriel sur la région.

L’école de demain

L’école est en difficulté. Parents, enfants et mêmes enseignants, nous n’avons plus confiance en notre système éducatif, en sa capacité à réduire les inégalités culturelles et sociales, à donner les clés, les connaissances pour comprendre le monde. Tant que 40% des enfants arriveront en 6è sans savoir bien lire, écrire et compter, tant que 200 000 adolescents sortiront chaque année du système scolaire sans diplôme, nous ne pourrons pas restaurer cette confiance.


Et la campagne présidentielle nous a, à ce sujet, bercé d’illusions. Il ne s’agit ni d’une question de nombre de professeurs ni de leur quantité de travail. La situation est suffisament grave pour justifier une mise à plat de notre système éducatif. Il ne s’agit pas de désigner des responsables (enseignants, parents, administration), mais de refonder l’école pour demain.

Je propose trois orientations pour organiser cette refondation


Donner davantage de temps aux enfants

Le nouveau ministre de l’Education Nationale envisage d’augmenter le temps scolaire, je suis d’accord sur le principe. C’est un moyen mais ne croyons pas qu’il suffira. L’objectif est surtout de donner aux enfants le temps de mieux apprendre à l’école, de répéter, de maîtriser les savoirs essentiels. Ce temps gagné, c’est aussi celui qui permet de faire évoluer le métier d’enseignant et le fonctionnement de l’école.


Ouvrir l’Ecole à d’autres professionnels

Le savoir est aujourd’hui plus largement disponible que dans l’Ecole d’antan. L’enseignant se trouve dans une situation un peu paradoxale où il doit transmettre sans être le seul détenteur de ce savoir. Ce métier doit donc être revalorisé car il doit changer. Les enseignant doivent être formés, davantage qu’ils ne le sont aujourd’hui, avant leur entrée en fonction. Ainsi que tout au long de leur vie professionnelle. Ils pourront alors accueillir d’autres professionnels venus du monde de l’entreprise, de la culture et du sport pour les intégrer dans le cadre pédagogique qu’ils auront définis pour les enfants. Ils devront pour cela disposer de plus d’autonomie sur les méthodes d’apprentissage pour les adapter à leurs classes.


Une Ecole plus protectrice pour les enfants

Plus ouverte, l’Ecole est un lieu de socialisation et d’apprentissages majeur pour les enfants et adolescents. Mais elle doit être aussi plus protectrice. Au collège et au lycée, les élèves ne doivent pouvoir en sortir à la moindre occasion (heures creuses ou absences d’enseignants). L’arrivée de nouveaux professionnels, l’accès aux technologies de l’information, doivent permettre aux élèves d’appréhender le monde et de s’initier à des activités diverses sous le regard bienveillant des adultes. Nous ne pouvons plus les laisser autant livrer à eux-mêmes pendant le temps scolaire.


Cette double volonté d’offrir au sein de l’école davantage d’ouverture et de protection nous permettra de trouver une nouvelle confiance dans le système éducatif. Elle nécessitera une réorganisation des moyens (formations, adaptation des locaux) et des efforts (réduction des tâches et ds fonctions administratives) et je crois que nous pourrons y parvenir à budget constant, ce que nous impose la situation de nos finances publiques.