Editorial

Notre trajectoire collective m’inquiète, et pourtant je crois que nous avons les moyens de faire mieux. C’est la raison de mon implication politique.

Une démocratie moderne est nécessaire pour qu’émergent des idées neuves et des pratiques nouvelles. Cette modernisation suppose l’émergence d’élus ayant davantage de vécu commun avec les habitants de notre ville et de notre pays. Des personnes qui n’auront pas fait carrière par l’entremise d’un parti politique, qui seront légitimes par leurs parcours professionnels, puis par le choix des électeurs.

J’ai pensé à la création du Modem que cette organisation pouvait donner les moyens de cette transformation, de cette « révolution civique » pour citer Bayrou. Nouveau projet de société, indépendance politique vis-à-vis du PS et de l’UMP, nouvelles pratiques, j’ai adhéré à ces promesses fondatrices et essayé de les décliner sur Lyon de 2008 à 2012. Une campagne électorale et un mandat comme conseiller d’arrondissement sur cette ligne m’ont valu d’être viré du Modem.

Qu’à cela ne tienne. D’autres croient que la transformation politique dont nous avons besoin est dans cette direction. Nous sommes retournés vers les électeurs pour expliquer, convaincre, aux municipales de 2014 puis aux régionales de 2015. Sans obtenir les résultats imposés par la loi électorale pour l’instant, mais nous continuerons.

Depuis 2007, la situation s’est dégradée. La démocratie est fragilisée par un tripartisme PS-UMP-FN sans idée et notre organisation économique et sociale ne produit que de la dette publique. Je demeure convaincu que nous avons des solutions, tant que nous le pourrons, nous continuerons à les promouvoir.

Ce n’est pas simple mais je suis convaincu que nous n’avons pas le choix. Si nous ne le faisons pas, personne ne le fera à notre place, et c’est la raison première de mon engagement politique..