Sécurité, davantage de moyens pour la justice, une décentralisation du système pénitentiaire

Actualitésle 7 juin 2012Commentaires fermés

Je suis favorable à une baisse générale de la dépense publique. Sauf pour la Justice qui doit connaître une hausse conséquente de son budget sur les 5 années à venir. Nous lui consacrons seulement 0,19% du PIB, ce qui nous place au 34è rang européen.

Cette situation qui perdure depuis trente ans est inacceptable sur le plan des principes et coûteuse pour la collectivité.

Cette hausse des moyens devra permettre d’accélérer le traitement judiciaire, tant au civil qu’au pénal ; le temps des procédures, des sanctions, des réparations, ne doit pas être déconnecté de la vie réelle.

Elle doit aussi permettre de renoncer à des expérimentations aussi peu pertinentes que l’instauration des jurys populaires dans les tribunaux correctionnels.

Elle permettra de repenser la politique pénitentiaire. Nos prisons sont devenues des fabriques à criminalité. Plus de 60% des courts et moyennes peines récidivent dès la sortie. Les établissements sont saturées (140% d’occupation) et les moyens destinés à la formation ou la réinsertion très limités.

Je considère que les pouvoirs publics locaux sont mieux à mêmes de gérer ces enjeux, dès lors qu’ils sont les premiers concernés par l’insécurité générée par cette récidive. Aussi je propose que compétence de la construction-gestion des prisons leur soit déléguée dans le cadre des expérimentations prévues à la loi sur la décentralisation.

Vous trouverez ci-dessous le message vidéo de ma suppléante, Rokasana Naserzadeh, sur le sujet.

Je propose enfin que les moyens de la police, mobilisés pendant 5 ans à la chasse aux clandestins, soient réaffectés à la lutte contre le trafic de drogue, contre le proxénétisme et le crime organisé en général. Cette politique menée par l’UMP fut inefficace, coûteuse et stigmatisante pour nombre de nos concitoyens. Au détriment de la répression contre les crimes et délits qui appauvrissent la collectivité et génèrent une insécurité réelle.

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