Rentrée politique à Lyon, dans l’attente de G Collomb

Actualitésle 10 septembre 2018Commentaires fermés

L’ombre tutélaire du Ministre de l’Intérieur n’a jamais quitté Lyon, encore moins le temps d’un été caniculaire, et plutôt délétère pour les marcheurs sincères. Son omniprésence l’amenait jusqu’au forum des associations du 9e arrondissement, et les communications de l’actuel Président de la Métropole en rappellent la signification : G Collomb sera candidat en 2020 afin de poursuivre son œuvre.

Dans cette attente, tout sera sous contrôle ; la liberté de parole, parfois entrevue, chez les suppléants de ses mandats, disparaît au profit d’un langage convenu, empli de satisfaction sur le bilan local.

18 mois de langue de bois ?

L’interview de rentrée de D Kimelfeld sur radio 1ere est à ce titre éclairante. Concernant les agissements illégaux et inconséquents d’un collaborateur du Président de la République, il nous apprend ainsi que le « tir a été rectifié » et que des « mesures ont été prises, vont être prises ». Lesquelles peut-on se demander dès lors que ledit collaborateur travaille toujours à l’Élysée (à un niveau de rémunération confidentiel) et que sa femme est désespérément recherchée par les services de police…

La bienveillance du journaliste permet de passer à un autre sujet…

Plus en lien avec du contenu politique, la démission de Nicolas Hulot n’emportât pas moins de périphrases. Après les éléments de langages sur le bilan du ministre (Notre Dame des Landes, le bio, etc.), la nécessité semble se faire jour d’accélérer les transformations nécessaires à la protection de l’environnement. Pourtant, le Président de la Métropole ne décline qu’une mesure technique sur les véhicules de livraison les plus polluants… tout en disant qu’il faut certainement accélérer sur le développement durable.

Quelques slogans ?

Mieux écouter les territoires ? Attentif aux plus fragiles ? Difficile d’être opposé à ce type d’assertion, qui ont le mérite aussi de se décaler légèrement de l’image d’Emmanuel Macron tout en collant à celle idéale des élus locaux. Pourtant, quelles en sont les réalisations concrètes ? L’attention aux plus fragiles vise à compenser l’orientation business/attractivité de la politique de la Métropole, mais dès lors que le taux de pauvreté n’a pas varié depuis 10 ans, qu’il est plus élevé qu’à Bordeaux, Toulouse ou Nantes, que le nombre de chômeurs a fortement augmenté, que signifie-t-elle ?

La perspective politique, le grand tout ?

Demain la gouvernance, avec un rassemblement large avec « le parti socialiste, les écologistes, le centre droit, voire même certains républicains qui ne se retrouvent pas dans les théories défendues par Laurent Wauquiez ». Au nom de la nécessité de dépasser les étiquettes ? De l’absence d’alternative ?

Ce grand ensemble politique sera stérile, dans la continuité d’un mandat en manque d’idées et d’imagination sur l’avenir de Lyon et de la Métropole. C’est la stratégie d’En Marche : embrasser le plus possible de modérés pour ne laisser libre qu’une opposition radicale et nostalgique. Le renouvellement nécessaire, des hommes et des idées, passe par le rassemblement des bonnes volontés, de celles et ceux qui souhaitent moderniser la ville et les pratiques politiques, résoudre les difficultés et faciliter la vie des habitants. Nous serons présents en 2020 à cette fin.

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