La réforme contre les peurs du changement

Actualitésle 14 juillet 2014Commentaires fermés

Accueillir des idées nouvelles avec enthousiasme, se mettre en situation de produire des solutions nouvelles, expérimenter pour mesurer l’impact et l’efficacité de nouvelles approches. 3 chemins politiques qui nous donneraient davantage de confiance en l’avenir.

S’il faut un « état d’esprit » pour s’engager sur ces trois chemins, il faut aussi la conviction qu’améliorer la situation actuelle ne se fera pas sans une remise en question profonde de l’ensemble de la société. Certains veulent réformer les institutions, d’autres le mille-feuille administratif, d’autres encore les élus, certaines lois ou règlements, les statuts de catégories socio-professionnelles, etc. Mais souvent le changement ne vise que les autres, qu’il soit promis maintenant ou plus tard…

Réformer est une approche globale qui concerne tous les pans de la société, car si nous souhaitons continuer à faire société, il faut admettre que chacun devra prendre sa part à cette reconstruction.

Est-ce succomber à une forme de « déclinisme » que de considérer que nous devons reconstruire ? Le niveau de confiance dans les institutions est très faible. Démocratie, formations politiques, médias, école, ne sont plus perçus comme jouant leur rôle, réel ou supposé. L’Etat, sur lequel s’appuient, depuis deux siècles, notre culture politique et nos ambitions collectives est à bout de souffle, surendetté et omniprésent.

Enfin, le « modèle social français », cette organisation socio-économique dont les fondations sont nées du Conseil National de la Résistance n’a plus de modèle que le nom. Peut-on en concevoir un nouveau sans porter ombrage à ces glorieux anciens ? Je le crois et c’est une nécessité aujourd’hui.

Réformer la société française et européenne dans tous ces domaines pour redonner des perspectives d’avenir, à nous et nos enfants. Telle peut être le fil conducteur d’une nouvelle organisation politique.

Le PS au pouvoir incarne un conservatisme d’Etat et des statuts, supposé protecteur, où l’on fantasme encore sur l’économie administrée.

L’UMP met en lumière un conservatisme social digne de l’entre-deux guerre mondial et des deux cents familles, tant dans la pratique de ses dirigeants que dans sa conduite du pouvoir.

Le FN balaierait tout cela pour une ode sinistre et crépusculaire à la Nation et à des valeurs patriarcales dépassées, nous conduisant tout droit à la violence civile.

Malgré l’apathie colérique de nos concitoyens, seule un nouvelle organisation politique pourra répondre aux enjeux de notre époque. Son mot d’ordre : réformer, réformer encore, réorganiser, remettre à plat, chercher/proposer de nouvelles approches, se donner de nouveaux objectifs.

Le monde change, il est plus horizontal. Nous pouvons apprendre d’expériences menées ailleurs. Le savoir est disponible, utilisons le pour faire de la politique. Il est naturel pour nous, les héritiers de Descartes et de Voltaire, de croire au progrès par la connaissance et le savoir, plutôt que d’attendre le retour de la croissance ou la venue d’un homme providentiel.

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