Ecoles, une consultation faute d’imagination ?

Actualitésle 15 octobre 2017Commentaires fermés

Chacun se souvient des réticences de G Collomb à aborder la réforme des rythmes scolaires. Le candidat aux élections municipales de 2014 avait tardivement esquissé une adaptation facturée aux familles. Le Maire avait traité la contrainte sans ambition ni bonne volonté.

Ce faisant, il confirmait un choix politique constant à Lyon. Les écoles n’ont jamais été un sujet prioritaire. De crises de cantine à répétition à l’incapacité de percevoir la réforme comme une opportunité, la majorité municipale en place depuis 2001 a toujours perçu le sujet « école » comme une contrainte.

Dans quelques jours s’ouvre une grande consultation imaginée par la Ville à propos des rythmes scolaires et des activités péri-scolaires. L’objectif de cette démarche est ambitieux puisqu’il s’agit rien moins que d’ »améliorer le bien-être des 38 000 élèves par une prise en charge qualitative et cohérente pour favoriser leurs apprentissages et prendre en compte les besoins des familles. » Un changement d’approche ?

On trouve toutefois pèle-mêle une « consultation numérique » – davantage une expression libre dont il est probable qu’il ne peut rien sortir -, une consultation/écoute verticale et bilatérale avec les acteurs associés du sujet (copie de la méthode Macron avec les syndicats ?), enfin une étude auprès des enfants confiée à un cabinet extérieur. Effet d’annonce ?

Les différents adjoints aux affaires scolaires qui se sont succédés depuis 15 ans ont sagement géré l’existant sans apporter ou expérimenter d’idées neuves.

Nulle tentative d’organiser au mieux le service de cantine scolaire en s’appuyant sur les restaurants à proximité. Nulle volonté d’améliorer la condition économique et sociale des personnels de cantine en constituant un groupement d’employeurs avec des entreprises du secteur Aucune expérimentation sur les cantines zéro déchets Nulle volonté de renforcer l’accès aux savoirs et aux connaissances (aucune initiative depuis la suppression des initiations à l’anglais sous R Barre) Nul projet transversal aux écoles et ou aux quartiers pour favoriser les rencontres et la mixité, ni projet européen pour proposer cet horizon aux enfants.

A se contenter de rénover ou construire des écoles (tâches éminemment nécessaires), les élus lyonnais en charge du sujet sont restés coincés au XXe siècle. L’Ecole ce n’est plus seulement la compétence de l’Etat, c’est aussi l’affaire des pouvoirs locaux. Et pour cela, il faut de l’imagination et la volonté de tester des idées neuves.

Faute d’en avoir, on lance une consultation ? Pourquoi pas, mais le manque de structuration de la démarche ne permettra pas d’aboutir à ce résultat. Alors, à défaut, un satisfecit de l’existant ? La connaissance et le savoir sont les clés de notre époque et les petits lyonnais ne bénéficient d’aucun des avantages que le dynamisme de la métropole devrait leur apporter. Preuve que ce n’est pas encore une préoccupation des élus locaux.

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