communiqué – rythmes scolaires, les enfants variables d’ajustement de la réforme

Actualitésle 22 janvier 2013Commentaires fermés


les enfants ne peuvent être la variable d’ajustement de la réforme des rythmes scolaires


En allongeant la durée du temps scolaire, se profile la possibilité de donner davantage de temps aux enfants pour apprendre. Considérant que 40% des enfants entrent au collège sans savoir bien lire et écrire, cette orientation est un fil conducteur pertinent à la réforme du primaire.

Pourtant, la lecture de ce qui se prépare s’apparente davantage à un compromis technique qu’à une réforme ambitieuse.

Le choix du Ministère n’est pas le meilleur. En ouvrant les mercredis matins, on densifie davantage les semaines des enfants ; à l’inverse d’une réduction des vacances estivales qui auraient été moins contraignantes pour ces derniers.

Son application par la commune est pire.  Avec l’extension de la pause méridienne (2h30!), le nouveau rythme scolaire (8h30-12h/14h30-16h15) se lit comme une organisation dont les enfants sont la variable d’ajustement.

Une approche comptable sans avenir

La durée de cette interruption est déraisonnable, sans intérêt pédagogique, donc contre-productif sur le plan éducatif. Ce résultat saugrenu est de la responsabilité de l’Etat, mais elle incombe aussi à la Municipalité de Lyon dont la réaction comptable fait peine à voir.

Dans la contrainte, nous attendions que la majorité municipale fasse preuve d’imagination, cherche une nouvelle organisation et marque sa volonté de faire de l’éducation une priorité à Lyon. Ce n’est pas le cas actuellement.

Nous regrettons l’incapacité de l’Etat à penser l’Ecole des temps modernes. Mais nous pouvons aborder différemment les conséquences de la réforme. Il est acquis que le temps le plus propice à l’apprentissage est le matin, privilégions celui-ci à cette fin. Réduisions la pause méridienne au nécessaire requis pour permettre aux enfants de se restaurer (nous ne reviendrons pas ici sur la réforme du service de la cantine, encore plus nécessaire) et de se détendre. Réouvrons un temps d’enseignement allégé, puis utilisons l’enceinte de l’école comme un lieu d’apprentissage plus vaste.

L’éducation est un investissement pour l’avenir de Lyon

Les écoles primaires peuvent grandir à l’occasion de cette réforme, ne gâchons pas cette occasion en défense de prérogatives,  d’acquis ou en petites économies.

Faisons des écoles lyonnaises les embryons d’une société de la connaissance. Par la mobilisation de la multitude d’associations, d’organisations sportives, culturelles, artistiques et de bien d’autres compétences dont le territoire lyonnais est riche. Nul doute que nombreuses seront les associations et organisations désireuses de faire partager leur passion et leur centre d’intérêt aux enfants.

Supervisées par la Ville, ces interventions seront volontaires ou inscrites dans un partenariat. Elles pourraient se compléter par la mobilisation de bénévoles parmi les habitants et/ou les seniors habitants à proximité des écoles. Les possibilités sont nombreuses, l’organisation est à imaginer et à expérimenter.

Notre ville peut prendre une responsabilité nouvelle en matière éducative et investir pour l’avenir. A l’inverse, nous ne pouvons accepter une réforme qui pénalisera les enfants, faute de vouloir remettre en question l’ensemble des acteurs de l’école. Nous invitons vivement l’adjoint à l’éducation et la majorité municipale à faire de l’éducation une priorité pour notre ville.

Commentaires clos.