Archive for juin, 2014

L’école à l’abandon

Actualitésle 6 juin 2014Commentaires fermés

La mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires sur Lyon confirme une impression persistante d’abandon de l’école, ou tout au moins de l’abandon de la volonté de donner une instruction de qualité au plus grand nombre.

Nous avions insister pendant la campagne des municipales sur l’opportunité que représentait cette réforme pour donner davantage de chances de réussite à nos enfants. Comment peut-on, sans réagir, se satisfaire du fait que plus d’un tiers des enfants entrent en difficulté au collège ?

Pourtant, l’organisation proposée aujourd’hui ignore ces enjeux. Le choix des 5 jours n’étaient pas convaincants. En concentrant les activités péri-scolaires sur le vendredi, en les déclarant facultatives, en mobilisant les personnels de cantines – formés avec un Bafa cet été (sic) -, les élus démontrent leur désintérêt pour la question éducative.

Nous savons qu’en rendant les activités facultatives (tout en les faisant payer par les parents), une partie des enfants quittera l’école dès le vendredi midi. Et ce seront certainement les plus en difficulté, et ceux que les parents suivent le moins qui sortiront de l’école.

Nous avions souhaité faire venir dans l’école des intervenants porteurs de savoirs différents, des gens passionnés pour transmettre ces savoirs. La Mairie va mobiliser les personnels déjà présents dans les écoles – garderie, cantine – pour encadrer les activités péri-scolaires. Ils se verront cet été formés avec un Bafa, maigre contribution pour ouvrir aux enfants de nouveaux horizons.

L’Etat fait lui-même le constat que notre système éducatif s’effondre, mais cela se produit dans une forme d’indifférence, d’apathie générale. A Lyon, quelques parents d’élèves ont essayé – tardivement – de réagir, mais les Conseils d’école ont finalement donné leur accord. Nouveau signe de cette apathie ?

Les comptes de campagne

Actualitésle 4 juin 2014Commentaires fermés

La campagne que nous avons menée à finalement coûté un peu plus de 40000€, ce qui en fait certainement la campagne municipale la moins chère dans une grande ville. La moitié de ce coût est celui de la « campagne officielle », c’est-à-dire les affiches sur les panneaux électoraux, professions de foi envoyées aux électeurs par l’état et bulletins de vote.

Le reste de nos dépenses allant aux autres tracts et au matériel de campagne (ballons, kakemono, gilet, tricycle, etc.), un tiers sur la partie conception-graphisme.

Certains nous opposeront certainement qu’il n’y a pas de fierté particulière à dépenser peu si cela ne permet pas de faire 5% des suffrages. Certes, plus d’argent aurait peut-être permis une plus grande communication, donc une plus grande notoriété. Peut-être. Toutefois, nous n’avions pas cet argent en plus, donc la question ne se posait pas. D’autre part, l’un des enseignement de cette campagne est qu’au-delà du microcosme, bien peu d’électeurs suivent la campagne. Et que ceux qui se sont déplacés pour voter effectuent souvent cette tâche par habitude. Les 5200 électeurs qui ont voté pour nous, nous les connaissons ou nous les avons convaincus en les rencontrant.

La moitié des électeurs ne votent plus, l’autre le fait le plus souvent par habitude. Convaincre de choisir une offre électorale nouvelle est donc un processus de longue haleine où les ressources sont importantes (merci encore aux nombreux donateurs) mais pas suffisantes.