Archive for octobre, 2013

Communiqué – Sécurité : la surenchère ne résoudra rien

Actualitésle 17 octobre 2013Sans commentaires

Lyon, avec plus de 330 agents et officiers, est une des villes de France disposant du plus grand nombre de policiers municipaux.

En annonçant successivement l’augmentation du nombre de caméras de vidéo-surveillance et l’usage de flash-ball pour les policiers municipaux, la majorité actuelle semble vouloir étouffer l’approche sécuritaire de l’UMP.

Ce qui n’empêche pas certains de réclamer plus (utilisation de taser). Ce qui n’empêchera pas la surenchère demain.

Sur ce sujet, comme sur beaucoup d’autres, nous considérons qu’il faut une autre approche, une volonté d’optimiser les moyens existant et d’innover, fondée sur des principes clairs.

Faciliter la présence-terrain de la police nationale

La sécurité demeure la responsabilité de l’Etat. A ce titre, la police nationale a pour mission la police judiciaire, le renseignement et le maintien de l’ordre. La police municipale doit être une police de proximité.

Notre objectif est de faciliter la tache de la police nationale, et non d’accroître les effectifs de la police municipale. Pour permettre aux agents de la Police nationale d’être davantage sur le terrain, nous proposons que la Ville investisse. Rénovation de commissariats vétustes, développement des moyens numériques pour enregistrer les plaintes, équipement informatique, etc. Et, pour accompagner cette politique d’investissement matériel, un adjoint à la sécurité plus fortement impliqué, notamment sur la coordination entre polices nationales et municipales.

S’impliquer auprès de la Justice pour réduire la récidive

Dans le même temps, la Ville peut s’impliquer auprès de la Justice pour une prévention de la récidive. Le taux de récidive sur les courtes et moyennes peines de prison demeure élevé (60%). Le retard d’exécution des peines de moins de deux ans est inacceptable (18 mois). Ce sont les premiers facteurs d’insécurité sur le territoire. Nul besoin d’une nouvelle loi pénale pour améliorer cela. Amendes, travaux d’intérêt général, semi-liberté, bracelet électronique, les moyens légaux existent pour qu’à chaque acte délictuel, il y ait une réponse pénale rapide et une perspective de réinsertion.

Nous proposons une implication forte de la Ville auprès de l’appareil judiciaire pour une exécution rapide des peines prononcées.

De l’imagination et des réponses concrètes feront davantage progresser la nécessaire sécurité des lyonnais.

Sincèrement
Eric Lafond

www.lyon-2014estunechance.fr

contact presse 06.35.15.03.19

communiqué – la Métropole, un outil moderne pour la politique de l’emploi ?

Actualitésle 15 octobre 2013Sans commentaires

Les chiffres de Pôle Emploi sont erronés, la dernière communication de cette institution vient confirmer obsolescence de cet outil de mesure du non emploi en France. Les emplois d’avenir, les contrats francs, le contrat de génération peinent à trouver preneur, et ne constituent pas des solutions pérennes. Le CICE est trop complexe administrativement et mal ciblé pour produire des effets. La « boîte à outils » du Président de la République semble vide.

En parallèle, les rapports se multiplient, pointant les graves dysfonctionnements de la politique pour l’emploi. Voici 15 jours, l‘IGAS établissait ainsi à 1% le pourcentage des fonds formation qui sont utilisés pour les chômeurs. Cette information est à mettre en parallèle avec les déclarations du gouvernement promettant 100 000 formations aux demandeurs d’emploi…
La politique de l’emploi est menée depuis 40 ans selon les mêmes principes – accompagnement des demandeurs d’emploi, mesures de baisse des charges, emplois aidés – sans effets satisfaisants. Le gouvernement fait mine de piloter une machine administrative dont il ne contrôle plus le fonctionnement. Le marché de l’emploi n’est plus régulé et le phénomène du chômage en France est gravement sous-évalué.
S’il était possible d’aggraver encore la situation, le gouvernement envisage de réduire de 50% les budgets des Maisons de l’Emploi. Initiées par Jean-Louis Borloo, ces institutions n’ont pas toujours été bien construites, mais elles reposaient sur l’intuition pertinente qu’il fallait regrouper les acteurs de la politique de l’emploi, localement, dans un même lieu. Co-financées par l’Etat et les Collectivités locales, elles peuvent – selon le niveau d’implication des pouvoirs publics locaux – devenir un outil de pilotage de l’action locale dans le domaine de l’emploi.
Les agglomérations et les futures Métropoles devraient transformer cette situation en opportunité. Et secouer le dogme selon lequel la politique de l’emploi revient à l’Etat. Les collectivités locales doivent pouvoir s’en saisir. Asseoir les politiques de l’emploi sur une réalité concrète, les bassins d’emploi, leur donnerait plus de sens ; notamment pour mettre en lien et en cohérence les politiques de développement économique et les politiques d’insertion.
Nous pourrions alors expérimenter de nouvelles approches et sortir de l’échec paralysant de 40 ans de politiques de l’emploi inchangées.
La future Métropole nécessite de revisiter les politiques publiques existantes. Commençons par celle qui intéresse en premier lieu non concitoyens, l’emploi

Sincèrement
Eric Lafond
contact presse 06.35.15.03.19

Lettre ouverte à Gérard Collomb, co-initiateur de la Métropole

Actualitésle 4 octobre 2013Sans commentaires

Monsieur le Sénateur – Maire de Lyon, Président du Grand Lyon,


Vous avez décidé avec Michel Mercier de faire évoluer le Grand Lyon et le Département vers la Métropole. Cette volonté est en passe d’être entérinée par le Parlement. Cette perspective va donc être inscrite dans la future vie démocratique de notre territoire.

Une telle évolution institutionnelle peut générer soit des coûts supplémentaires, soit des opportunités d’économies pour les finances publiques locales.
Vous l’avez évoqué à juste titre récemment, elle est surtout l’occasion de revisiter de nombreuses politiques publiques mises en oeuvre à Lyon, et sur l’ensemble du territoire de la future Métropole.
Vos services ont à l’évidence étudié l’impact économique de cette décision, et les différents scenarii possibles.

Nous supposons ainsi que la création de cette nouvelle collectivité territoriale occasionnera soit un alignement du traitement des fonctionnaires sur l’un des régimes indemnitaires, soit la création d’une solution intermédiaire. Ce choix sera associé ou non à des réorganisations, des mutualisations de services. En clair, autant d’options possibles pour maintenir, réduire ou augmenter la dépense publique.


Nous vous saurions gré de bien vouloir nous transmettre – et nous supposons que les diverses listes déclarées pour les municipales de 2014 dans le périmètre territorial de la métropole seront intéressées – les éléments chiffrés des différentes options d’organisation et de leur calendrier.

Vous savez l’attachement des centristes aux questions liées à la dette et à la dépense publique. Afin de proposer à nos concitoyens un projet de qualité, il est indispensable de bien identifier ces différents coûts, les options possibles, et ce que nous pouvons imaginer de novateur pour l’intérêt de notre ville et de la future métropole. Ceci vaut certainement pour l’ensemble des candidats qui se présenteront demain.
Les études que nous supposons nombreuses et détaillées doivent être rendues publiques, notamment pour la sincérité des mandats que nous sollicitons auprès des lyonnais.

Nous pensons que vous avez à coeur de contribuer à une campagne électorale sincère et de qualité, ainsi que la méritent les lyonnais et, à cette fin, de communiquer ces documents ou de rendre accessibles les travaux en cours sur le sujet.

Dans cette attente,


Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur-Maire, l’expression de nos respectueuses salutations,


Eric Lafond