Archive for octobre, 2012

communiqué – Lyon divers droite à l’UDI, une bonne nouvelle…

Actualitésle 25 octobre 2012Sans commentaires

Pour tous ceux qui pouvaient encore avoir un doute sur ce qu’est l’UDI, le ralliement des élus appartenant à Lyon divers droite à l’UDI offre une clarification sur la nature de ce nouveau parti.

En côtoyant les équipes et candidats de Lyon Divers droite pendant les campagnes cantonales et législatives, nous avions pu constater leur engagement et leurs convictions. Celles d’une bonne vieille droite conservatrice classique, plutôt hostile à l’Etat, à l’impôt, nostalgique d’un temps d’avant où le respect et les valeurs étaient encore de mise. Ajoutons à cela une hostilité à la gauche, dont les motivations n’ont pas varié depuis les années 50, et le portrait brossé n’est pas loin de la réalité.

En ralliant l’UDI, ces hommes et femmes ne renient certainement pas leurs convictions. Cela signifie, en revanche, que cette formation politique, pour les accueillir, demeure classiquement de droite. Sauf à rejouer la querelle entre droite orléaniste et droite césarienne, la valeur ajoutée vis-à-vis de l’UMP reste à démontrer.

Notre époque nécessite des changements, des idées nouvelles pour réformer, réorganiser, créer les conditions d’un avenir plus prospère. Reproduire les formations politiques du XXè siècle – et leur contenu – ne peut satisfaire les électeurs qui attendent des réponses et des solutions nouvelles, en phase avec notre temps.

Le centre n’existe que pas sa capacité à offrir de nouveaux horizons, une vision différente, des propositions et projets qui produiront des changements économiques et sociaux positifs. Nous déclinons cette conviction sur Lyon depuis 4 ans et nous préparons les élections municipales en ce sens.

communiqué – nouvelle grève des cantines, des adjoints en panne d’imagination

Actualitésle 24 octobre 2012Sans commentaires

La grève des personnels de cantine était annoncée. Elle confirme – ce que nous disions voici 15 jours déjà – que la situation n’a pas changé depuis deux ans, et la grève de l’automne 2010.

L’organisation des cantines scolaires à Lyon ne répond pas aux attentes. Tous les parents qui le souhaitent ne peuvent accéder à ce service car la Ville est au maximum de ses capacités. De plus, la pression est grande, dans les écoles, pour que les parents arbitrent entre la cantine et l’étude du soir.

Dans le même temps, ce service public local s’est dégradé.

- Il est cher. Rappelons ici que le coût du repas est l’un des plus élevé de France (10€), à l’identique du montant moyen facturé aux familles (3,6€).

- Il n’est plus adapté aux besoins des enfants. Les temps de repas ont considérablement diminué, n’octroyant pas aux enfants la pause et le repos attendus à cette occasion. On peut d’ailleurs s’interroger sur l’apport énergétique réel d’un repas pris trop rapidement et sur le gaspillage de nourriture qui peut s’en suivre.

- Enfin, les conditions de travail des salariés ne se sont pas améliorées, générant absentéisme et désorganisation du service.

Nos propositions pour améliorer la situation n’ont reçu aucun écho favorable de la part de l’adjoint à l’éducation et à la petite enfance. Au contraire, une forme de dogmatisme semble privilégiée à toute solution nouvelle. L’adjoint en charge des ressources humaines aura-t-il plus d’imagination ? Ses premières déclarations sur le sujet ne le laissent pas entendre.

Le désintérêt pour les cantines, démontré par ces deux années d’inertie, est-elle une des conséquence du modèle de développement choisi par la majorité municipale actuelle ? A privilégier le rayonnement international, on oublie la qualité de vie des lyonnais et l’intérêt, pour la ville, de faciliter la vie quotidienne de ses habitants. Notre monde est devenu plus complexe et les pouvoirs publics locaux doivent contribuer à trouver de nouvelles solutions, mais faut-il encore qu’ils en aient la volonté.

Nous rappelons ici pour mémoire nos propositions pour améliorer les cantines scolaires. 1) Un partenariat avec des restaurateurs à proximité des écoles, pour accroître l’offre de repas, éduquer au goût et soutenir l’économie de proximité. 2) La constitution d’un groupement d’employeurs, avec des entreprises du territoire, pour offrir au personnel des cantines des emplois à temps plein et les formations nécessaires à la qualité du service.

C’est avec cette volonté constante de facilité la vie des lyonnais que nous préparons les élections municipales.

Communiqué : Le contrat de génération, un nouvel engagement sans lendemain

Actualitésle 22 octobre 2012Sans commentaires

Depuis la fin 2009, les entreprises de plus de 50 salariés sont contraintes à un « plan d’action senior ». C’est-à-dire des engagements pour prévenir le licenciement ou générer l’embauche de « salariés âgés » (plus de 50 ans si on en croît le site du Ministère). A défaut, elles doivent s’acquitter d’une pénalité équivalente à 1% de leur masse salariale.

Le « contrat de génération » constituait la promesse phare du candidat Hollande. L’idée est simple. Contre l’embauche d’un « jeune » (moins de 26 ans) et le maintien à l’emploi d’un « senior », l’entreprise se voit proposer une réduction/exonération de charges. Le coût de cette mesure fut critiqué, moins sa philosophie. Elle est pourtant très contestable. D’une part, elle repose sur l’idée qu’en baissant le coût du travail, on crée de l’emploi. Or, cette hypothèse est peu démontrée depuis 2003 où nous exonérons massivement les bas salaires. D’autre part, elle se fonde sur l’idée que le travail est une quantité finie à partager, ce qui depuis la mise en place de 35 h pourrait être aisément discuté.

Toutefois la critique de fond devient inutile car la mesure est en passe de devenir un nouveau trompe-l’œil. En apparence, la loi, formalisant les négociations en cours des partenaires sociaux, va créer le contrat ou plus exactement la « convention de génération ». Toutefois, et la limite est de taille, elle concerne uniquement… les entreprises de moins de 300 salariés. C’est-à-dire celles où la question du maintien à l’emploi des seniors se pose le moins.

Dans les grandes entreprises, on devra « ouvrir une négociation » ou s’acquitter d’une pénalité de 1%. Soit le droit commun de la situation actuelle, et aucune réforme.

Pendant la campagne présidentielle, la proposition de François Hollande avait déjà été souvent malmenée au point de la rendre  parfois incohérente. L’effet d’annonce a finalement pris le dessus sur la volonté de réforme. Un choix qui montre également la méconnaissance qu’à le PS du tissu entrepreneurial français, et la responsabilité des grands groupes dans les difficultés actuels.

Communique : Cantines scolaires, aucune difficulté n’est réglée

Actualitésle 8 octobre 2012Sans commentaires

Deux ans après la grève paralysant les cantines scolaires, un préavis est déposé pour un mouvement de grève mardi des personnels servant dans les cantines.

L’enveloppe financière débloquée par le Maire de Lyon avait permis la reprise du travail en novembre 2010. Pourtant les difficultés de fond n’ont pas été réglées et les attentes légitimes des parents n’ont toujours pas de réponse.

Les prix les plus élevés de France

L’adjoint en charge du dossier n’a pas pris la mesure de l’importance du sujet. Aujourd’hui, Lyon a la cantine la plus chère de France. De nombreux parents ne peuvent pas placer leurs enfants à la cantine. Une pression inacceptable s’exerce pour que soient choisies d’autres options ou pour que s’effectue un arbitrage entre cantine et étude.

La qualité du service n’est pas au rendez-vous de ce qu’on doit attendre à Lyon.

Le passage en self de nombreuses cantines fut la réponse à l’augmentation de la demande. Mais est-elle vraiment adaptée ? Le temps réellement imparti au repas n’excède guère 20 mn, et il peut tomber à 7 dans certaines cantines. Dans ces conditions, la pause déjeuner ne permet pas aux enfants de se restaurer correctement. Elle ne constitue pas non plus un temps de repos nécessaire.

Une nouvelle approche est nécessaire

Les personnels seront de nouveau en grève mardi. Vacataires, souvent informés le matin même de leur lieu de travail, sont-ils en mesure d’apporter l’encadrement que les parents attendent d’eux ? Nous ne le croyons pas. Ces emplois sont en temps partiel et modestement rémunérés. Ils ne permettent donc pas de compter durablement sur le personnel.

Nous proposons que la ville contribue à un groupement d’employeurs avec d’autres entreprises afin de créer les conditions d’emplois durables sur lesquels les cantines pourront s’appuyer.

Par ailleurs, nous proposons de nouveau la mise ne place de partenariats avec les restaurants de quartier, à proximité des écoles. Ils permettront d’accroître l’offre de restauration scolaire. Il s’agit aussi d’un plus éducatif évident pour les enfants et d’un soutien réel à l’économie de proximité.

Les lyonnais méritent que ce service public de proximité soient performants et novateurs. Ces deux ans d’inertie de la part de l’adjoint à l’éducation et à la petite enfance ne sont pas acceptables.

Eric Lafond
conseiller du 3è arrondissement

Contact presse : 06 35 15 03 19

Lyon a-t-elle vraiment besoin d’une « cité de la gastronomie » ?

Actualitésle 7 octobre 2012Sans commentaires
Le repas gastronomique français est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Cela flatte notre tradition agricole, notre passion pour les vins et la cuisine, la diversité de notre terroir et finalement de notre pays lui-même ; diversité dans laquelle nous puisions l’imagination et la créativité reconnues par ce classement. Cela confirme, si besoin était, la place de la nourriture dans notre identité culturelle.

Cet événement aurait pu suffire à lui même, et les français en auraient été très fiers. Mais Il a été décidé que cela devait donner naissance à une « cité de la gastronomie « .

Quelques villes ont candidaté pour accueillir ce concept, dont il faut définir le contenu et financer la réalisation. Lyon est parmi celles-ci. L’équipe municipale semble pourtant avoir hésité, peiné pour mettre du contenu (financier notamment) dans la candidature. Les mauvaises langues affirmaient que le Maire ne voulait pas contrarier un grand ami, organisateur d’un salon international de la gastronomie. L’adjointe en charge du dossier travaillant elle-même chez ce grand ami, la candidature ne pouvait pas mieux être enterrée.

Les professionnels de la gastronomie ont voulu pousser, à juste titre,  la candidature de notre ville. Par la pétition, ils ont souhaité faire vibrer la corde identitaire lyonnaise. L’UMP a voulu faire de ce dossier un révélateur du mandat en cours et s’est scandalisée de voir, peut-être, cet appel à projets perdu par Lyon. Certains de ces membres n’hésitaient pas à dire qu’ils travaillaient depuis 18 mois sur ce projet, … bien que n’ayant aucune solution concrète à proposer.

Finalement le Maire de Lyon annonce à quelques jours de l’échéance un partenariat public-privé pour financer le projet. Une « cité de la gastronomie » pourrait prendre place dans l’Hotel-Dieu, pour 18 millions €. On pourrait presque se demander s’il n’a pas laissé  M Havard et ses amis s’enflammer, afin de mieux mettre en lumière leurs carences…

Nous saurons dans quelques jours si Lyon emporte l’appel d’offre, et nombreux seront les commentaires sur le (joli) coup politique du Maire. Mais s’est-on demandé s’il était vraiment pertinent pour Lyon d’héberger cette « cité de la gastronomie » ?

Elle renforce le choix de développement économique fait par la majorité municipale, autour du seul vecteur des loisirs et de la consommation. Elle constitue un nouvel argument au tourisme urbain, à l’attraction que doit constituer notre ville pour les cadres allemands, italiens, néerlandais, etc.

Et à ce titre, accueillir la « cité de la gastronomie » est contestable. Ce choix de développement trop homogène, insuffisamment diversifié, met notre avenir en péril. La capacité du territoire à consommer a déjà atteint ses limites, comme le montrent les difficultés des pôles de consommation/loisirs que sont Carré de Soie et Confluence. Et je ne crois pas que ce soit seulement conjoncturel.

A court terme, ce projet offrirait une opportunité pour « remplir » l’Hotel-Dieu, dont on voit que le concept initial patine (Hôtels de luxe, galerie marchande, etc.). Par voie de conséquence, il empêcherait aussi une remise en question des choix faits sur ce lieu emblématique de notre ville.

Lyon est capitale de la gastronomie. Lyon est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Recevoir la « cité de la gastronomie » n’est pas nécessaire au développement de notre ville. A l’inverse, alors que nous avons besoin de nous projeter dans le XXIè siècle et ses enjeux urbains (déplacements, énergie, habitat, etc.), elle contribue à la nostalgie d’un passé prospère, plein de certitudes, dans laquelle baignent bien des responsables politiques.

Je souhaite davantage une cité de l’innovation industrielle, une cité du numérique, une cité de l’environnement où les pouvoirs publics faciliteraient la rencontre entre entrepreneurs, créateurs, universitaires. Nous avons besoin de faire naître de nouvelles solutions, d’étoffer notre tissu économique et de répondre aux attentes des lyonnais. C’est ce qui doit guider notre projet pour Lyon.