Archive for septembre, 2012

Un réseau régional d’élus modérés pour 2014

Actualitésle 19 septembre 2012Sans commentaires

«  Notre projet politique est une proposition de réformes, et une conviction qu’il est possible de faire mieux que les politiques menées depuis trente ans, (…) Nous voulons changer de modèle et faire entrer nos villes et notre pays dans le XXI° siècle. (…)

Nos villes et nos régions sont les territoires naturels pour faire émerger un ou des nouveaux modèles économiques et sociaux. Nous pouvons là donner aux pouvoirs publics un nouveau rôle, soutenir et faire se développer des acteurs économiques innovants et distributeurs de richesses, contribuer à un système économique circulaire intégrant les enjeux environnementaux, renforcer et moderniser le système éducatif, inciter à l’expérimentation et l’innovation sociale, culturelle et économique. Cette nouvelle politique que nous prônons répondra aux attentes de nos concitoyens et proposera des solutions concrètes aux difficultés quotidiennes.

(…)

Notre démarche se veut trans partisane, considérant que les appareils parisiens n’ont pas de solution aujourd’hui pour réunir les modérés. Localement, il est possible d’agglomérer des adhérents des diverses formations qui se veulent au « centre » autour d’un projet avec des personnalités sans étiquette »


Texte fondateur

communiqué: conflit social au Grand Lyon, ne pas se tromper de causes

Actualitésle 14 septembre 2012Commentaires fermés

Comme nous le disions en mars avec Etienne Tête (EELV) et Baptiste Dumas (PR), depuis les années 60 la quantité d’ordures ménagères a doublé. Les camions ont été modernisées, les parcours optimisés mais fondamentalement l’approche des déchets ménagers n’a pas changé. Cet absence d’évolution était déjà cause de la grève des éboueurs de ce printemps.

Derrière les tensions qui se révèlent au Grand Lyon depuis quelques temps, il faut voir que le véritable enjeu est une évolution de la profession (temps de travail, salaires, sécurité – le secteur du déchet est le second en France pour les accidents du travail -, évolution de carrière, etc.).

On peut reprocher aux responsables politiques et administratifs du Grand Lyon de ne pas voir cet enjeu. Mais il serait dramatique et délétère que le conflit social dérive vers les questions d’origine ou de niveau d’instruction pour éviter la remise en cause des habitudes de chacun.

Nous avions proposé la mise en place d’une commission, associant toutes les parties concernées, pour dessiner une mutation en profondeur de la collecte et du tri des déchets à Lyon. Gérard Collomb s’était engagé en ce sens, mais, à ce jour, rien ne s’est encore passé.

En n’essayant pas sincèrement de régler les problèmes au fond, on ne peut imaginer que les tensions sociales s’apaisent. Les responsables du Grand Lyon prennent le risque d’un nouveau conflit avec les éboueurs qui prendrait encore en otage les lyonnais et les habitants de l’agglomération.

Eric Lafond

Conseiller du 3è arrondissement

Contact presse : 06 35 15 03 19

François Hollande, ou une vision conservatrice de la société française

Actualitésle 10 septembre 2012Sans commentaires

L’intervention du Président de la République hier soir a confirmé le projet esquissé lors de la campagne présidentielle. Il faut tenir, replâtrer le modèle économique et social français à tout pris, symboliser la justice sociale, et tenir encore… jusqu’au retour de la croissance.

De réforme de l’Etat, du modèle économique, du système de protection sociale, de la fiscalité, il n’est pas question. Rien ne doit changer.

Le gel des dépenses publiques en valeur absolue éclaire cet incroyable conservatisme. Croît-on vraiment aujourd’hui qu’elles ont toutes la même efficacité ? Qu’elles ne sont pas hiérarchisables ? Qu’il n’existe pas de priorités qui permettent des choix ? A ne pas choisir le Président de la République pense pouvoir durer et attendre. A ne pas choisir, il nous enfonce un peu plus, collectivement, dans la difficulté.

La double hausse d’impôt confirme cet attentisme conservateur. La création de nouveaux impôts pour les ménages les plus aisés offre un voile pudique, de « justice sociale », à un système fiscal devenu l’un des plus inefficace parmi les pays industriels. Trop complexe, coûteux, il doit être réformé. Mais cette idée d’une mise à plat, présente en filigrane de la campagne présidentielle, n’est plus évoquée. A l’inverse, en figeant les barèmes de l’impôt sur le revenu, le gouvernement socialiste étouffe encore un peu plus les classes moyennes. Mais peu importe, il faut tenir.

Enfin, la hausse d’impôt pour les grands groupes reflète malheureusement le décalage entre la pensée économique du PS et la réalité économique du XXI° siècle. La faible contribution fiscale de ces entreprises est à la hauteur de leur faible contribution à l’économie nationale depuis trente ans, notamment en termes d’emplois. Les grands groupes baignent dans la mondialisation, les dispositifs d’optimisation et d’évasion fiscale. Parions qu’ils sauront s’adapter à de nouvelles normes nationales et que les recettes fiscales augmenteront marginalement pour l’Etat.

Ce conservatisme, fut-il de gauche, nous fait passer à côté des enjeux contemporains. La mutation de notre modèle économique autour des entreprises petites et moyennes n’est pas imaginée, alors que ce sont les principaux acteurs de la création d’emplois depuis vingt ans. Le rééquilibrage du modèle de protection sociale n’est pas pensé, alors que celui-ci profite de moins en moins à la génération née après 1970. L’Europe n’est pas évoquée, alors que sa refondation est nécessaire parce que nos concitoyens la comprennent de moins en moins.

Ne pas chercher de solutions nouvelles est inquiétant pour notre avenir. La courbe du chômage ne saurait s’inverser seule l’année prochaine, sans changements profonds. Or, les commentaires sarcastiques de l’UMP ne masquent pas son absence de propositions alternatives.

Il est urgent que des voix modérés et modernes s’élèvent car des choix sont possibles, des réformes sont faisables et un avenir meilleur est à espérer, à condition que ce gouvernement accepte d’entrer dans le XXI° siècle.